Je te donnerai

Je te donnerai n’importe quoi
Dis-moi seulement ce que tu veux
Dis-moi ce dont tu as besoin
Et j’irai te le chercher

Je me moque d’où tu vas
Ou de ce que tu y fais
Je vendrais mon âme, je l’jure
Pour être là-bas avec toi

Mais tu es encore parti
Au fin fond d’un coin parfait
Il n’y a pas de place pour moi
Dans la fraîcheur de ton mystère

Je peine à croire quand tu dis
Que je me laisse aller
Que je ne fais que rêvasser
Alors que je ne trouve pas le sommeil

Je passe mes nuits sans sommeil
Et j’essaye, pourtant, crois-moi
Mais tu dis parfois des ces choses
Au lieu de me laisser tranquille

Si tu pouvais t’en aller encore
Au fin fond d’un coin parfait
Car je me sens perdu, vois-tu
A la fraîcheur de ton mystère

Ne laisse rien pour moi
Je ne veux rien garder de toi
N’essaie pas de m’expliquer, va
Ça n’a pas de sens, tu vois

C’est comme si je ne te connaissais plus
Ni toi ni d’où tu viens
Tu as fichu ma vie en l’air
Et m’as fait porter le chapeau

Quand le silence emplit les heures
En lieu et place des cœurs des fleurs
Et personne n’a trouvé la clé
A la fraîcheur de ton mystère

Je cherche encore ma clé, tu sais
La fraîcheur de ton mystère

André Schneider

(Voir la version anglaise.)

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Je ne veux plus me réveiller seul

Je ne veux plus me réveiller seul
Je ne veux plus de ce chemin-là
Je ne veux plus perdre mon contrôle
Je ne veux plus faire la même erreur

Je ne veux pas vivre dans la réalité
Je n’ai jamais voulu d’une vie normale
Je ne veux plus murmurer de prière
Te verrai-je dans la lumière du petit matin

Encore, encore et encore, ça file
Les uns après les autres les jours défilent
Un millier de rêves se sont fait la malle
Rends-moi cette année entière que j’ai perdue

Les après-midis qui s’éffacent
Et restent les nuits sans sommeil
Je n’ai pas hâte du lendemain
Je n’ai pas choisi de jouer à ce jeu

Quand la nuit je cherche le sommeil
Apporte-moi l’espoir, apporte-moi le bien-être
Ou bien chuchote-moi une berceuse
Et dis-moi bonne nuit pour la dernière fois

André Schneider

(Voir la version anglaise.)

25. Juli 2011

Was für ein Wochenende!
     Das Massaker in Norwegen, die heuchlerischen Scheinempörungen darüber auf Facebook und anderswo lassen einen sprachlos zurück. Heute wird Anders Behring Breivik dem Haftrichter vorgeführt und bat laut »Welt Online« darum, dass er in Uniform erscheinen dürfe und die Verhandlung vor den Augen der Öffentlichkeit stattfände, damit er sich der Welt erklären könne. Hoffentlich gewährt das Gericht ihm diese Plattform nicht, es gibt ja schon sein im Internet veröffentlichtes Manuskript von über 1.500 Seiten.
     Ansonsten kann und braucht man zu dem Ganzen eigentlich nichts schreiben, niemandem wird dadurch geholfen. Und nicht nur die Leben von über 90 Menschen wurden ausgelöscht, es wurden Familien zerstört, ein ganzes Land paralysiert.
     Der frühe und vorhersehbare Tod von Amy Winehouse war und ist ebenso ein großes Thema der letzten zwei Tage. Ganz leise schlich sie sich aus einem lauten Leben. Wieder jemand, der den Druck nicht verkraftete und sein Talent mutwillig zerstörte. Immerhin gehört sie nun mit Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, Kurt Cobain, Alexandra und vielen anderen zum illustren Klub 27 — für eine Musikerin ihres Kalibers die vielleicht größte (makabere) Ehre. Ich wünsche ihr, dass sie endlich Frieden gefunden hat.

Und sonst? Sarrazin hat es mal wieder geschafft. Schön viel Aufmerksamkeit, ganz viel Empörung, in der er mit Wonne baden, ein kalkuliertes Skandälchen, von dem er hoffentlich noch lange zehren kann.
     Ein regnerischer Sommer, ein gräulich-lehmiger Brei, der den Himmel überzieht, das Quecksilber knapp über zehn Grad, aber es gibt Schlimmeres…
     Kommt gut in die Woche, alles Liebe.

André