Jeudi 18 octobre 2012

André, Rossy, Petula et moi
Un article de Laurent Delpit, 17 octobre 2012.

Avec André Schneider

Avec André et Hervé Joseph Lebrun, délégué général du Festival Chéries-Chéris

Je ne vous parlerai pas de la requête Google du jour. Du gars qui a tapé “troll assis sur champignon” dans le moteur de recherche, pour atterrir sur mon blog. Mais de choses et d’autres. Des moments impromptus qui me font rencontrer aujourd’hui Petula Clark, parler avec elle, en attendant son taxi, de son dernier album (la dame a 80 ans !), de Genève, de pourquoi elle et moi aimons inconditionnellement Paris, de la chance qu’elle a de tant voyager. Rencontrer Joël Dicker qui me signe son dernier roman. Auteur “goncourable” sexy en diable. Chaque sourire qu’il me rend, je manque tomber en pâmoison. Ou échanger trois mots avec Rossy de Palma.

C’était à la projection du Deuxième Commencement, film d’André Schneider dans lequel j’ai tourné récemment et pour lequel je joue le rôle de… Laurent. Le film était présenté pour la deuxième fois. La première c’était cet été à Dunas, aux Canaries. Puis vendredi après-midi au Forum des Images à Paris. A l’occasion de la 18e édition du festival Chéries-Chéris. Excitation et petite angoisse. Réaliser pour la première fois ce rêve de cinéma (après un petit tour dans le monde du théâtre il y a 6 ans). André et moi avions invités une huitaine d’amis venus nous soutenir. Mais alors, qui se déplacerait à 17 heures un vendredi pour un film et deux inconnus ? La joie et le soulagement lorsque nous avons vu plus d’une centaine de spectateurs venus découvrir l’histoire tournée entre Paris et Berlin. La perplexité, se voir sur un grand écran de cinéma. Voir tous ses tics, ses défauts. Voir sur la pellicule l’émotion que nous avions voulue donner çà et là. Entendre les rires à l’occasion d’un dialogue, d’une réflexion. Tenir nerveusement le micro en main tandis que la salle applaudissait. Par politesse je me suis dit. Evidemment. Par courtoisie. Parce qu’ils avaient aimé le film, osais-je penser. Répondre aux questions. Pourquoi le film ne durait que 51 minutes ? Où et comment André et moi nous étions rencontrés ? Quel message André entendait-il délivrer ? Aucun message, a-t-il répondu. Juste l’envie de raconter l’histoire de deux garçons s’aimant peut-être encore, longtemps après s’être séparés. Nous nous étions rencontrés en chair et en os pour la première fois pour le premier jour de tournage à Paris en décembre dernier. Connus via Internet. Comme beaucoup de gens aujourd’hui, ai-je répondu.

A la faveur d’échanges avec des amis et des professionnels, André songe à écrire deux ou trois scènes additionnelles ou davantage. Un épilogue. Afin que le film (devenant peut-être long-métrage) puisse être distribué en salles. Que sera sera.

Dimanche, sortant de la remise des prix du Festival Chéries-Chéris, nous croisons Pascale Ourbith, présidente du festival. Elle nous reconnaît, nous dit combien elle a aimé notre film. Nous la remercions sincèrement. A ses côtés, Rossy de Palme, pétulant membre du jury. J’évoque l’idée de prolonger le film. Je m’aventure à dire que nous pensons à un épilogue. Le visage de Rossy de Palma s’éclaire. Elle nous gratifie, dans son accent exquis, roulant les r, d’un “j’adoooorrrre les épilogues !”

Mes précédents billets sur Le Deuxième Commencement :
Le Deuxième Commencement @ Chéries-Chéris (6 octobre 2012)
Le Deuxième Commencement. Bientôt. (14 avril)
— Téléphone-pomme (12 février)
Où je fais semblant de dormir à Berlin (5 février 2012)
Le 3e jour de tournage (5 décembre)
Looking for Eiffel (3 décembre 2011)

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