Un fol appétit

Quand nous jouions les paresseux
Que nous fermions les yeux
Pour attendre ensemble le bout de la nuit
Et contempler l’étincelant lever de soleil

Quand nous étions l’un contre l’autre
Que nous respirions d’un même souffle
J’entendais pourtant un faible cri au loin
Me soufflant que notre amour s’évaporait

Il y a toujours une fin à tout
Et jamais un départ
Chaque fois que nous nous rapprochons
Nous nous abîmons

Quand nous parlions d’amour
Whenever we wronged a right
Quand nous nous dévorions
D’un fol appétit

Quand nous devenions toi
Quand nous devenions moi
Que nous jouions aux imbéciles heureux
Amoureux d’un fantasme

Il y a toujours une fin à tout
Et jamais un départ
Chaque fois que nous nous rapprochons
Nous nous abîmons

Quand tu souris quand tu ris
Quand tu pleures quand tu soupires
Souviens-toi que j’étais alors le seul
A entendre ton cri

Il y a toujours une fin à tout
Et jamais un départ
Chaque fois que nous nous rapprochons
Nous nous abîmons

André Schneider

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